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François Hollande et les Français de l'étranger :
Deux ans de reculs et de désamour

François Hollande fête aujourd'hui le deuxième anniversaire de sa victoire à l'élection présidentielle. Il y a pourtant bien peu à fêter ... Car notre pays va mal et de l'étranger, nous assistons souvent impuissants au triste spectacle que François Hollande et son gouvernement donnent à voir au reste du monde.

Nous, les quelques deux millions de Français de l'étranger, avons été depuis deux ans, et sommes encore régulièrement, les victimes invisibles d'un gouvernement qui s'obstine à nous enfermer dans une caricature grossière d'exilés fiscaux et à nous reléguer au statut de citoyens de second rang.

Parce qu'il avait une vision pour la France qu'il voulait forte et grande, qui prenait en main son destin et comptait à nouveau dans le monde, Nicolas Sarkozy avait compris que loin de ces caricatures, nous pouvions être de fabuleux atouts pour notre pays. Nous lui devons de nous avoir pleinement intégrés à la Nation française en nous dotant de 11 députés. Nous lui devions un secrétariat d'Etat dédié pour apporter une réponse pertinente à nos attentes et préoccupations. C'est également Nicolas Sarkozy qui instaura la prise en charge des frais de scolarité (PEC) des jeunes français scolarisés dans les établissements français à l'étranger : un dispositif qui devait mettre un terme à une injustice consistant à exclure du système éducatif français un trop grand nombre de nos jeunes compatriotes. Nous lui devons enfin d'avoir remis la France sur le devant de la scène internationale, d'avoir impulsé la création du G20, d'avoir le temps de sa présidence donné à l'Union Européenne un leadership politique sans précédent... Mais plus largement, et par-dessus tout, nous lui devons de nous avoir rendu, dans chacun de nos pays d'adoption, la fierté d'être français.

En deux ans de présidence, François Hollande a multiplié les attaques contre les Français de l'étranger et s'est évertué à détruire l'héritage de Nicolas Sarkozy.

A peine élu, un premier signal fort du désamour de François Hollande a été envoyé avec la suppression pure et simple de la prise en charge des frais de scolarité. Cette décision rapide et sans appel témoigne d'une grave absence de vision pour l'avenir de notre pays. Nicolas Sarkozy avait compris que donner accès aux écoles françaises aux jeunes français était un investissement sur l'avenir. Que ces jeunes Français seront demain à l'étranger les vecteurs de la francophonie, de notre culture et du rayonnement de la France hors de ses frontières. Les signaux se sont ensuite enchaînés : oubliés lors des voeux, nous avons pourtant été la cible facile du « toujours plus d'impôts » mais les sacrifiés de la grande valse des ministères. Oublié le secrétariat d'Etat aux Français de l'étranger ! Preuve de la considération que François Hollande nous porte, nous sommes désormais relégués au rang de sous-sous-portefeuille du commerce extérieur et du tourisme.

Non, décidément, ce Président et ce gouvernement ne nous aiment pas !

Au-delà des attaques et reculs dont nous sommes les victimes, il y a bien plus grave. François Hollande, son gouvernement et leur ligne politique sans envergure ni vision abîment l'image de notre pays.

Depuis l'étranger, nous regardons avec un mélange de consternation et de désolation notre pays s'enfermer dans une vision étriquée et souvent anachronique du monde, qui fait fuir ceux qui entreprennent, décourage ceux qui aimeraient investir et condamne la France à rester prostrée sur elle-même quand elle devrait s'ouvrir, compter et prospérer en capitalisant sur ses si nombreux atouts.

Ce constat n'est pas une admission de défaite. Il n'est pas dans notre nature de nous résigner, encore moins de sombrer dans le pessimisme ou de nous enfermer dans le commentaire et l'inaction.
La France regorge de talents, d'envie, d'ambitions. Elle ne s'enfoncera vraiment que si nous la laissons s'enfoncer sans rien faire.

Ce gouvernement ne nous aime peut être pas, mais nous continuons, et continuerons toujours, à aimer la France.

Nous continuerons à nous battre pour elle, où que nous soyons, pour qu'elle soit grande, pour qu'elle soit forte en utilisant notre plus puissant levier d'action : notre vote !

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Cette tribune est co-signée par les cadres et personnalités UMP des fédérations suivantes :

Anne Rivière (UMP Etats-Unis), Guy Wildenstein (UMP Etats-Unis), Nicolas Puygrenier (UMP New York), Juliette Hans (UMP New York) et par ordre alphabétique : Pierre-Jules Beauquis (UMP Angola), Guillaume Berling (UMP Suisse), Jean-Jacques Bernat (UMP Brooklyn), Jean-François Berte (UMP Espagne), Cyril Bertschy (UMP Chine), Alexandre Bezardin (UMP Italie), Fabienne Blineau-Abiramia (UMP Liban - députée suppléante), Pierre-Olivier Bousquet (UMP Espagne), Jean-Claude Calisesi (UMP Italie du Sud & Malte), Xavier Capdevielle (UMP Floride), Raphaël Chambat (UMP Espagne), Alexandre Dorangeville (UMP Pékin), Emmanuel du Chaffaut (UMP Royaume-Uni), Claire Durand (UMP Togo), Jean-Marie Ecrepont (UMP Sao Tomé & Principe), Artus Galiay (UMP Grande Bretagne), Ronan Guével (UMP New York), Nicole Hirsh (UMP Floride), Laurence Huret (UMP Singapour), Jacques Janson (UMP Canada), Marie-Ange Joarlette (UMP Brésil), Samuel Laufer (UMP Londres / Shanghai), Catya Martin (UMP Hong Kong - Députée suppléante), Nicolas Megrelis (UMP Russie), Jérémy Michel (UMP Belgique), Jean-Claude Olivié (UMP République Démocratique du Congo), Patrick Pagni (UMP Etats-Unis), Flore Poughon (UMP New York), Hervé Serol (UMP Gabon & Afrique subsaharienne), Jean-Loup Touzard (UMP République Démocratique du Congo), Antoine Treuille (UMP New York). Ont également souhaité apporter leur soutien à cette tribune : Olivier Dassault - député, Christophe-André Frassa - sénateur des Français de l'étranger, Joëlle Garriaud-Maylam - sénatrice des Français de l'étranger, Alain Marsaud - député des Français de l'étranger.

Pour co-signer cette tribune : contact@anne-riviere.fr